Kenauk Nature

Québec

  • Nombre de projets complétés en 2013-2014
  • 15
  • Acres conservées
  • 10 418
  • Valeur des terres
  • 6 346 640 $
  • Bénévoles pour l’intendance
  • 185

Vues sur un trésor naturel historique

Accordée à titre de domaine seigneurial en 1674 par Louis XIV, roi de France, à Monseigneur de Laval, premier évêque de Québec, la propriété Kenauk est profondément ancrée dans l’histoire de la région.

Dès 1801 et tout au long de ce siècle, ces terres ont appartenu à la famille Papineau, notamment à Louis-Joseph, l’une des plus grandes figures politiques du Québec au XIXe siècle.

Aujourd’hui, cette propriété historique est devenue la plus grande acquisition de CNC au Québec.

Située entre Ottawa et Montréal, la propriété est densément boisée et comporte plus de 70 lacs. CNC y a acquis 10 020 acres (4 055 hectares), avec pour objectif de conserver une superficie encore plus grande au sein de la propriété, laquelle s’étend sur plus de 64 245 acres (26 000 hectares). Une option d’achat sur quatre ans a été signée et offre à CNC la possibilité d’acquérir en plein titre 4 448 acres (1 800 hectares), en plus d’une entente de conservation pour 32 124 acres (13 000 hectares) supplémentaires.

CNC et Kenauk Nature travaillent de concert pour protéger cette vaste propriété. Ce partenariat fera la promotion d’activités de plein air et d’exploration du territoire. Les richesses naturelles du site seront recensées et documentées, et tout sera mis en œuvre pour que les lieux soient protégés à perpétuité.

En plus du plus grand peuplement d’érables noirs connu au Québec et de la présence d’une population de salamandres à quatre orteils (une espèce rare à l’échelle provinciale), d’autres trésors de la propriété Kenauk restent à découvrir.

Tony Campbell

Un paradis de bord de mer pour la faune

Le pluvier siffleur est un oiseau de rivage en voie de disparition qui nidifie sur les plages de sable et de galets. Cet oiseau jouit désormais de quelques endroits sûrs de plus où se reposer aux Îles-de-la-Madeleine, notamment sur l’île de Havre-Aubert. En effet, nous avons cette année assuré la protection de 104 acres (42 hectares) de sillons, de dunes et de milieux humides exceptionnels dans le secteur d’Havre-aux-Basques.

On trouve également sur la propriété plusieurs espèces rares, comme le genévrier des Îles-de-la-Madeleine, le bécasseau maubèche et le hibou des marais.

CNC a collaboré avec la municipalité locale pour la protection de ces fragiles habitats, où nidifient également des bruants de Nelson et des quiscales rouilleux.

 

En injectant une solution saline dans le sol, nous avons réussi l’an dernier à débarrasser l’une de nos propriétés québécoises d’un envahisseur coriace : la renouée du Japon. S’inspirant de notre expérience, certains propriétaires fonciers de la région ont suivi notre exemple sur leurs propres terres.

 
NCC/CNC

Même les plus petits sites font la différence

Récemment, CNC a ajouté un autre sanctuaire insulaire à sa collection croissante : la Pointe d’Argentenay.

Située à 40 kilomètres à l’est de la ville de Québec, cette propriété de 35 acres (15 hectares) bordée d’un estuaire d’eau douce est la pointe la plus orientale de l’Île d’Orléans. Six espèces végétales, y compris la gentiane de Victorin et la cicutaire de Victorin, sont endémiques dans l’estuaire, ce qui fait de ce milieu une aire de conservation d’intérêt mondial. Le long de la zone intertidale de l’estuaire, des oiseaux aquatiques se rassemblent pour s’alimenter dans les eaux foisonnantes. L’endroit est aussi une halte importante pour de nombreuses espèces migratrices, notamment l’oie des neiges.

C’est dans les années 1940 que deux familles, les Guimont et les Lafrance, ont fait l’acquisition de la Pointe d’Argentenay. Reconnaissant la richesse de ses écosystèmes et la grande beauté des lieux, elles ont su conserver la valeur de ce site en préservant ses attributs naturels tels qu’à l’époque de l’acquisition de ces terres.