Alan Auld

Ontario

  • Nombre de projets complétés en 2013-2014
  • 10
  • Acres conservées
  • 1 797
  • Valeur des terres
  • 3 635 000 $
  • Bénévoles pour l’intendance
  • 325
Alan Auld

Les îles Powder désormais protégées

La deuxième fois que Linda Branderhorst, coordonnatrice d’événements à CNC en Ontario, a vu un pygargue à tête blanche au cours de sa vie, elle était sur un bateau qui se dirigeait vers l’une des toutes dernières acquisitions de CNC : les îles Powder, dans le lac Supérieur.

En fait, elle a eu la chance d’en apercevoir plus d’un lorsque le bateau a contourné les falaises carrées dominant les eaux calmes, et que le bruit du bateau alarma sept aigles qui se chauffaient au soleil, perchés sur la paroi de la falaise.

Peu de citadins ont la chance de voir un tel spectacle. Toutefois, ces scènes sont fréquentes le long de la côte septentrionale du lac Supérieur, où les crêtes, les falaises et les mesas accidentées baignent dans des microclimats méridionaux et septentrionaux extrêmes. Ce territoire unique est une zone importante pour la biodiversité des Grands Lacs et fait également partie de l’Aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur.

En janvier 2014, CNC a annoncé la conservation des îles Powder, un site clé de 399 acres (161 hectares), dans ce paysage exceptionnel. Les deux îles - l’île Anguros, d’une superficie de 299 acres (121 hectares) et une île sans nom, plus petite et à l’ouest, de 100 acres (40 hectares) - sont situées à moins d’un kilomètre de la côte du lac Supérieur, près de Rossport. Elles sont presque entièrement boisées et abritent entre autres des pygargues à tête blanche. On y trouve aussi de rares milieux humides côtiers typiques des Grands Lacs et, parmi les espèces rares qui y sont répertoriées, une petite fleur violette du nom de phacélie de Franklin.

Les eaux peu profondes qui entourent ces îles offrent également des habitats de fraie pour le touladi (ou truite grise) et le grand corégone, ainsi qu’une halte idéale pour la sauvagine migratrice.

Partenaire de longue date, la Première Nation Pays Plat travaillera avec CNC pour la gestion à long terme de la propriété. CNC œuvre dans cette région depuis 15 ans et continue de tisser des liens avec la Nation Pays Plat et d’autres Premières Nations, ainsi qu’avec les industries forestières, minières et du secteur de l’énergie.

Ce projet a été rendu possible grâce à la généreuse contribution du Groupe Banque TD, par l'intermédiaire de son programme Forêts TD

 

Les espèces indigènes s’éclatent! Avec notre aide, des enfants et des familles ont fabriqué plus de 150 bombes de semences lors de la Journée-nature en famille SC Johnson, que nous avons coorganisée en mai 2014.

 
NCC/CNC

Une approche enflammée de la conservation

Sur les plaines du lac Rice dans le comté de Northumberland, CNC allume des feux depuis près d’une décennie.

Au début du printemps 2013, le personnel de CNC a fait brûler une superficie d’environ 87 acres (35 hectares) sur les plaines.

Financés par la Rice Lake Plains Joint Initiative, les brûlis ont été faits sous la supervision d’experts de CNC, du ministère des Richesses naturelles et de Lands & Forests Consulting, une firme-conseil indépendante spécialisée en brûlages dirigés.

Il s’agit de la plus longue saison de brûlis de CNC en Ontario jusqu’à présent (le Manitoba et la Colombie-Britannique ont aussi des programmes de brûlis), en plus d’être l’une des plus vastes opérations du genre en milieu de prairies à herbes hautes jamais effectuées dans la province. Cette mesure s’inscrit dans un programme à long terme qui vise le rétablissement des prairies à herbes hautes et des savanes de chênes dans la région. Cette dernière représente d’ailleurs la portion la plus orientale des Prairies du Canada.

En Ontario, les plaines du lac Rice présentent des vestiges d’anciennes prairies qui peuvent être rétablis à l’aide de brûlis dirigés. La réserve naturelle Hazel Bird, l’un des projets de CNC dans la région, abrite un mélange très varié de forêts, de prairies et une savane de chênes noirs, un milieu rare à l’échelle mondiale.

NASA Goddard Space Flight Center

Le partage de la science des Grands Lacs

Au cours des dernières années, Dan Kraus, scientifique de la conservation Weston et directeur national du développement des programmes en conservation à CNC, a dirigé les efforts déployés par CNC pour élaborer de nouvelles stratégies de conservation dans la région des Grands Lacs.

Monsieur Kraus a fait partie de l’équipe ayant corédigé un article intitulé « Make No Little Plans: Developing Biodiversity Conservation Strategies for the Great Lakes », publié dans la revue Environmental Practice. Dans cet article, les auteurs, qui sont membres de CNC et de The Nature Conservancy (É.-U.), analysent les résultats de stratégies de conservation de la biodiversité dans le cadre de l’Accord relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs et d’autres initiatives.

Le document explore certains des défis inhérents à la planification de la conservation d’écosystèmes complexes et très étendus. Il fait également état des récents changements d’orientation influençant la gestion des Grands Lacs, ainsi que du rôle des stratégies de conservation de la biodiversité dans les efforts pour protéger et rétablir le plus grand écosystème d’eau douce de la planète.

CNC a intégré plusieurs de ces stratégies aux plans de conservation des aires naturelles incluant les Grands Lacs, y compris ceux du lac Supérieur et de l’île Manitoulin.

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