Mike Dembeck

Nouvelle-Écosse

  • Nombre de projets complétés en 2013-2014
  • 4
  • Acres conservées
  • 881
  • Valeur des terres
  • 1 527 000 $
  • Bénévoles pour l’intendance
  • 90
June Swift

La protection d’une délicate fleur jaune

Si vous visitez l’île Brier en Nouvelle-Écosse, vous verrez peut-être une petite plante fragile qui pousse en bordure de plusieurs tourbières.

Peu connue, la benoîte de Peck est l’une des espèces végétales les plus à risque de disparition au Canada. Depuis quelques années, nous sommes à l’œuvre pour changer la situation.

Membre de la famille des roses, cette petite fleur jaune compte seulement deux populations isolées. L’une est située le long des ruisseaux dans les prairies alpines des montagnes Blanches du New Hampshire, l’autre dans les tourbières côtières de l’île Brier et de Digby Neck, en Nouvelle-Écosse. Entre le quart et le tiers de la population mondiale de benoîtes de Peck se trouve au Canada. Sur la propriété de CNC de l’île Brier, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, se trouve environ un tiers de la population du pays.

Cette année, nous avons lancé un programme d’intendance de l’habitat d’une durée de trois ans sur l’île Brier, dont l’objectif est de rétablir une tourbière qui est lentement asséchée par la présence d’un fossé creusé dans les années 1950.

D’autres stratégies de protection de la benoîte de Peck incluaient aussi l’aménagement de sentiers avec l’aide de bénévoles, afin d’éloigner les visiteurs des lieux où elle pousse, ainsi que la mise en œuvre d’initiatives d’éducation et de sensibilisation.

 

Si ce n’était de l’isthme de Chignectou, la Nouvelle-Écosse serait une île. En effet, c’est cette étroite bande de terre qui relie la Nouvelle-Écosse au reste de l’Amérique du Nord. Par l’intermédiaire de son projet « Pour les amours des orignaux » (The Moose Sex Project), CNC travaille à la conservation des habitats dans cette importante région de la province.

 

Les Néo-Écossais y vont à fond pour la nature

Cette année, des Néo-Écossais de tous les âges ont joué un rôle important dans les efforts de protection des milieux naturels de la province.

En juin 2013, un groupe de 15 Bénévoles pour la conservation se sont rendus à l’estuaire de la rivière Pugwash, en Nouvelle-Écosse, pour la troisième corvée annuelle d’éradication du nerprun bourdaine. Cette activité avait pour objectif de protéger les espèces indigènes de cette espèce envahissante.

Puis, en juillet, nous avons tenu notre deuxième corvée annuelle pour l’amélioration du sentier de randonnée de Gaff Point. Plus de 20 bénévoles ont participé à la mise à niveau de ce sentier pédestre, qui est un lieu significatif pour nombre de visiteurs et de résidents. Parmi les autres activités qui ont eu lieu, mentionnons la restauration de la plage à Johnston’s Pond, la surveillance des niveaux d’eau sur l’île Brier et le recensement des oiseaux et de la sauvagine à Port Joli.

La conservation d’Electric City

La région du lac Long Tusket, en Nouvelle-Écosse, témoigne d’une histoire unique.

Au milieu des années 1800, elle fut le site d’une petite localité qui portait le nom de Nouvelle-France. Elle fut plus tard surnommée « Electric City », en raison de ses rues et de ses maisons éclairées à l’électricité, laquelle était générée grâce à une source d’eau tout près. C’est dans cette région qu’avaient décidé de s’établir les Stehelin après avoir émigré de France en 1892. Au cours des années qui ont suivi, la famille y a mis sur pied une entreprise forestière prospère sur les rives du lac Langford, tout juste au sud des terres détenues par CNC.

Cette propriété de 370 acres (150 hectares) compte une forêt ancienne, des milieux humides propices à la nidification de la sauvagine et près d’un kilomètre de rivage. On y trouve entre autres de majestueux peuplements d’épinettes rouges, de sapins baumiers, de bouleaux jaunes et d’érables rouges, qui abritent des oiseaux rares et en péril, incluant la paruline du Canada, le martinet ramoneur et l’engoulevent d’Amérique. L’orignal de la Nouvelle-Écosse, en voie de disparition, est aussi parfois aperçu dans la région.

Ces terres s’ajoutent à d’autres acquises par CNC dans le passé et couvrant 5 077 acres (2 055 hectares), lesquelles comportent des habitats forestiers et milieux humides.