Examen des résultats par la direction

Bilan pour 2013-2014

NCC/CNC

Quels sont les faits saillants de l’exercice financier 2013-2014 ?

Le 15 mai 2014, le premier ministre Stephen Harper a annoncé la prolongation du Programme de conservation des zones naturelles (PCZN), avec un investissement supplémentaire de 100 millions de dollars. Ce financement a pour objectif d’assurer la conservation d’importants habitats naturels avoisinants les communautés dans tout le sud du Canada.  

Cette annonce porte donc l’investissement du gouvernement du Canada dans ce programme à un total de 345 millions de dollars.

Chargé de la gestion du Programme, CNC s’est engagé à doubler la mise du gouvernement en recueillant des dons en contrepartie. La certitude de pouvoir compter sur ce financement au cours des prochaines années nous permettra de mieux organiser nos actions, d’œuvrer dans les milieux naturels de grande importance nécessitant urgemment des mesures de protection de leurs habitats, de mieux planifier l’avenir et d’être plus proactifs.

La conservation des propriétés Waldron et Kenauk ont également marqué des étapes importantes pour CNC en Alberta et au Québec. Dans les deux cas, les résidents pourront poursuivre leurs activités sur ces terres comme ils l’ont fait depuis des générations, assurant ainsi la protection de leurs valeurs écologiques tout en soutenant l’économie locale. La propriété Waldron représente la toute première entente de conservation établie entre CNC et un collectif d’éleveurs. Pour ce qui est de Kenauk, seule une partie du site est protégée, l’autre étant toujours exploitée de façon durable.

 

Quel est l’un des plus grands défis que doit relever CNC?

Avec une augmentation continuelle du nombre de problèmes qui se posent en conservation au Canada, nous devons impérativement continuer d’utiliser nos ressources de façon efficace et profitable. Notre processus de conservation permet de nous assurer de garder le cap sur ce qu’il y a de plus important à faire comme travail.

La possibilité que le financement provenant du fédéral ne soit pas renouvelé a été l’une des principales motivations de CNC dans le choix de ses actions en conservation, au cours des sept dernières années. Il s’agissait d’un risque qui influençait également notre capacité à planifier des projets de conservation pour le futur. Heureusement, le financement a été renouvelé en mai 2014.

Une bataille juridique de plusieurs années entre CNC et les nouveaux propriétaires du ranch Penny, en Alberta, a également eu un grand impact sur l’organisme. La décision de la cour a toutefois été rendue en mai 2014, décrétant qu’une servitude s’avère être un contrat parfaitement valide dans la province pour ce qui est de la conservation.

 

Quelle est la stratégie de financement de CNC?

CNC entretient de grandes ambitions pour l’avenir et cette vision ne pourra être réalisée sans l’appui des milliers de Canadiens qui soutiennent notre cause chaque année. Que ce soit en protégeant un acre de terre dans l’habitat naturel du grizzly, en faisant un legs testamentaire à CNC ou en faisant don d’une parcelle de terre ayant une grande importance écologique, les Canadiens démontrent leur amour de la nature quotidiennement par leur générosité envers CNC.

Tout en travaillant en partenariat avec des individus, des sociétés, des fondations et les gouvernements pour développer des stratégies de collecte de fonds afin d’obtenir des résultats à long terme en conservation, CNC tente également de respecter les priorités des donateurs en matière de dons et d’investissement.

Nous concentrons nos efforts de recherche de fonds sur des initiatives comme :

  • Développer de nouvelles occasions de partenariats corporatifs pour aider les sociétés à promouvoir l’implication de leurs employés et à atteindre leurs objectifs d’investissement en matière de durabilité et d’implication communautaire;
  • Poursuivre notre avantageux partenariat de plusieurs années avec le gouvernement fédéral, par le biais du Programme de conservation des zones naturelles;
  • Encourager la population à se reconnecter à la nature et à y passer plus de temps;
  • Augmenter le nombre et la diversité de nos sympathisants au pays.

Durant plusieurs années, CNC percevait des revenus en provenance des États-Unis, ce qui constituait des fonds supplémentaires pour notre travail au Canada. Cette année, il a été convenu de la nécessité de consacrer plus d’efforts à garantir ces ressources en provenance des États-Unis, dans le but d’aider la conservation au Canada et d’atteindre le même niveau de revenus que le North American Wetlands Conservation Act (NAWCA), lesquels sont administrés par le U.S. Fish and Wildlife Service.

Dans cette optique, CNC a agrandit l’une de ses équipes, dont le mandat porte sur le financement en provenance des États-Unis. Un plan d’affaire a été préparé pour une période comprise entre 2014 et 2017, soulignant les diverses approches et initiatives offertes à CNC pour augmenter ses revenus en provenance des États-Unis.

Grâce aux subventions offertes en vertu du NAWCA, CNC est en mesure d’obtenir 2 $ américain pour chaque dollar perçu d’un donateur privé des États-Unis. Ce système très lucratif d’appariement est un véritable moteur qui nous permet de générer plus de revenus en provenance des États-Unis. Notre objectif pour 2017 est d’obtenir 2 millions de dollars en fonds non-fédéraux, ce qui représente le double du montant actuel.

 

Collecte de fonds pour l’engagement en conservation

La récolte de fonds pour les programmes d’engagement communautaires nationaux et régionaux comme Bénévoles pour la conservation ou notre programme de stages a été plutôt fructueuse au cours des dernières années. Toutefois, si nous voulons atteindre nos objectifs, une hausse des revenus au cours des cinq prochaines années sera nécessaire. Une équipe a été formée pour le financement de l’engagement en conservation, composée d’employés des départements de développement régionaux et nationaux. Le mandat de l’équipe est de contribuer à augmenter les sources de revenus pour ce programme.

 

Quelle est la stratégie de gestion des risques adoptée par CNC?

CNC croit fermement que chaque personne de l’équipe tient un rôle dans la façon dont nous gérons les risques, depuis la présidente du Conseil national et notre président jusqu’aux employés. Tous ont leur part de responsabilité dans l’identification, l’évaluation, l’atténuation et la gestion des risques auxquels l’organisme fait face. Pour nous, un risque représente toute chose qui peut mener à une perte ou une baisse des revenus ou affecter de façon négative la crédibilité ou l’image de CNC. Cela inclut :

  • Une perte des valeurs en conservation;
  • Une perte de revenus;
  • Une augmentation des coûts;
  • Une baisse de la satisfaction de nos sympathisants.

Toutes ces situations peuvent ralentir CNC dans la poursuite de sa mission.

D’un autre côté, accepter un risque c’est aussi savoir que ce même risque peut permettre de réaliser un gain dans l’avenir (par exemple, embaucher plus de personnel pour l’équipe responsable du financement est un risque qui peut donner des résultats positifs).

Notre cadre de gestion des risques nous permet de cerner neuf grands secteurs et d’évaluer à l’intérieur de ceux-ci la probabilité ainsi que la gravité de chaque risque, ce qui nous permet de cibler nos efforts au bon endroit.

La direction examine régulièrement les risques connus et les mesures prises pour les réduire, ainsi que tous les nouveaux risques, et en fait part au comité de vérification qui, à son tour, les communique au Conseil d’administration.

 

Comment CNC mesure-t-elle sa réussite?

Nous travaillons selon une optique à long terme, et le nombre d’années qu’il faudra pour atteindre certains objectifs excède l’espérance de vie de toute personne à notre emploi. Nous mesurons donc notre rendement en fonction de notre plan stratégique quinquennal en nous référant à nos objectifs à court terme (annuels) et à long terme, qui nous servent de critères. Les résultats sont rapportés à notre Conseil d’administration chaque trimestre.

Par le passé, nous accordions beaucoup d’importance à l’efficacité opérationnelle, soit la part des dons que nous consacrions aux dépenses en frais généraux (y compris les activités de financement et les communications), ainsi que les montants consacrés au financement de nos programmes. Par ailleurs, dans les dernières années, nous avons commencé à mettre l’accent sur les résultats, plus précisément sur les effets positifs des activités de CNC en matière de conservation au Canada. Selon nous, nos donateurs ont ainsi une vision plus concrète de ce qui a pu être accompli grâce à leur appui.

De plus, nous avons depuis peu commencé à nous lancer des défis en nous fixant des objectifs audacieux. Il est possible que nous ne les atteignions pas, mais nous estimons que les enjeux en valent la peine. Parmi ces objectifs, nous avons déjà inclus l’engagement des citoyens à la conservation (par la participation à des évènements et activités bénévoles, des stages, des visites de propriétés, etc.) comme étant une façon de mesurer notre succès. Cela reflète le désir de CNC de lier les Canadiens aux paysages qu’ils ont contribué à sauvegarder.